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Technique
Grâce à l'utilisation d'un gaz inerte le CO2,on peut créer un espace dans la cavité abdominale dans lequel sont mis en place, par des incisions de 5 à 10mm, des instruments creux appelés trocarts. Un laparoscope relié à une source de lumière froide et à une caméra permet ainsi de voir toute la cavité abdominale sur un moniteur de télévision. Pour le thorax, la cage thoracique permet de se passer de gaz mais le poumon doit être exclu pour pouvoir travailler par thoracoscopie dans de bonnes conditions.
D'autres trocarts , en nombre variable de 1 à 5, sont mis en place et servent au passage de fins instruments qui permettent au chirurgien et à ses aides d'assurer l'opération en contrôlant les gestes chirurgicaux sur le moniteur.
Pendant la durée de l'anesthésie, l'anesthésiste veille au bon déroulement de l'opération en collaboration avec le chirurgien, car le CO2 ne doit pas dépasser une valeur seuil pour ne pas être nocif et pour cela le monitorage de l'insufflation du gaz et la surveillance par un capnomètre du CO2 plasmatique sont effectués.
En pratique, la plupart des interventions abdominales peuvent être effectuées dans le domaine de la chirurgie digestive (ablation de l'appendice, de la vésicule, de la rate , du foie, du pancréas, du côlon, opérations sur les hernies inguinales et les hernies hiatales) ; la chirurgie du cancer demande des précautions d'utilisation et de prudence.
Dans les autres spécialités des interventions très variées sont faites , en chirurgie gynécologique ( ablation d'ovaires, de trompes, d'utérus, chirurgie de la stérilité ou des prolapsus), en chirurgie urologique (ablation de rein, de prostate), en chirurgie thoracique (ablation de bulles d'emphysème, de lobes pulmonaires, biopsies pulmonaires) en chirurgie cardiovasculaire (pontages).
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Perspectives
Pratiquée aussi bien pour les maladies à froid, qu'en urgence, la coeliochirurgie se diffuse de plus en plus en France. Cette voie d'abord est pratiquée dans plus des 3/4 des cas pour l'ablation de la vésicule ou de l'appendice, dans plus de la moitié des cas pour le traitement du reflux gastrooesophagien, dans1/4 des cas pour le traitement des hernies de l'aine.
Son coût global (direct et indirect) est probablement moins élevé que celui de la chirurgie par laparotomie. Sa morbidité (complications peropératoires) est au même niveau que celle de la chirurgie traditionnelle car la plupart des chirurgiens se sont formés au cours de cette dernière décennie.
La formation dans les pays en voie de développement est une priorité de la SFCE, car sa diffusion reste possible, à condition que la maintenance du matériel soit pratiquée. Ces pays profitent des avantages de la coeliochirurgie, réduction des complications infectieuses, sortie rapide du milieu hospitalier, réduction des coûts.
La chirurgie laparoscopique, grâce à l'utilisation de la Vidéo, a permis de développer l'enseignement à distance (Télémédecine), l'aide à distance en cours d'opération (Télémentoring), et aussi l'avènement de la chirurgie par l'intermédiaire d'un robot qui préfigure la chirurgie du futur.
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